Sirènes d’alerte et plans d’urgence

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Découvrez, en image, des acteurs publics et privés autour d’un accident majeur en cliquant ci-contre.

Un plan d’alerte POI pour protéger les salariés et l’environnement en cas d’incident majeur

1. A quoi sert un POI ?

Le Plan d’Opération Interne prépare l’entreprise à la gestion des situations d’incident, d’accident ou d’urgence intervenant sur son site. Établi à partir d’une étude des risques, il permet d’identifier les situations, de définir une organisation et des moyens matériels.

Les différents plans d’urgence prévus par la législation sont expliqués sur la page « Inspection des installations classées » du Ministère de la transition écologique et solidaire : http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/Les-plans-d-urgence.htm

2. Comment mettre en place les alertes POI ?

L’exploitant est responsable de la mise en place d’un POI. Il doit prévoir des exercices périodiques, au minimum un tous les ans. Dans le POI, il doit définir des méthodes d’intervention (interne, secours extérieurs), déterminer des lieux de confinement ou des points de rassemblement, préciser comment alerter le personnel.

Il peut avoir à gérer plusieurs alertes sonores. Elles peuvent être de plusieurs types : incendie, évacuation, confinement. Les sirènes POI à sélectionner varient suivant la configuration géographique de chaque site.

Le déclenchement s’effectue grâce à un ou plusieurs médias de communication, déjà existants sur le site ou à mettre en place. La diffusion de messages vocaux, via les sirènes POI depuis un poste fixe, est efficace pour faire face à toutes les situations et améliorer la sécurité des employés.

3. Quelle solution POI choisir ?

A chaque niveau d’alerte et zone géographique, des solutions adaptées s’imposent.

Tableau représentant la conduite à tenir en fonction des différents niveaux d'alerte POI

 

Des plans d’alerte attentats, intrusions… pour protéger les personnes dans les établissements recevant du public (ERP)

1. Des PPMS pour des établissements scolaires

Le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) permet aux écoles et établissements de se préparer et de gérer une situation d’événement majeur de la manière la plus appropriée afin d’en limiter les conséquences.

Le directeur de l’établissement est responsable de la mise en place du PPMS. Il en existe 2 types depuis avril 2017 : le PPMS risques majeurs et le PPMS attentat/intrusion.

Dans le cas de risques majeurs, la conduite à tenir (confinement, mise à l’abri, évacuation) est définie à l’avance en fonction de la nature du risque et inscrite dans le PPMS. Les exercices sont alors adaptés aux risques auxquels l’établissement scolaire est le plus exposé.

Dans le cas d’attentat/intrusion, les acteurs doivent analyser la situation (localisation, nature de la menace…) pour déterminer la conduite à tenir (s’échapper ou s’enfermer). Les risques réels n’étant pas connus, les exercices doivent permettre aux élèves et professeurs d’acquérir des comportements évitant la panique et de se familiariser avec les médias de communication.

Le ministère de l’éducation nationale publie des ressources aidant à mettre en place une organisation efficace. En savoir plus sur https://bit.ly/2qV9bWN.

2. Des plans de sécurisation d’établissement (PSE) dans les hôpitaux

Les établissements de santé sont des espaces ouverts qui accueillent en permanence des patients et leurs proches. Ils doivent assurer, dans leur enceinte, la sécurité des personnes et des biens. Cette sécurité concerne aussi bien les personnels de santé que les patients, les visiteurs et les prestataires. Le contexte de menace terroriste impose une vigilance accrue et nécessite d’assurer, sur l’ensemble du territoire, la mise en œuvre de mesures particulières de sûreté au sein des établissements de santé. La continuité des soins étant indispensable, il est essentiel de les protéger.

Une instruction ministérielle, diffusée en novembre 2016, décline le rôle des agences régionales de santé en matière de coordination de la politique de sécurité dans les territoires et crée l’obligation pour les établissements de santé publics et privés d’élaborer un plan de sécurisation de leur établissement.

Le ministère des affaires sociales et de la santé édite un guide d’aide à l’élaboration du plan de sécurisation d’établissement (PSE). A lire sur https://bit.ly/2Jn2TWV

3. Qu’est-ce que le plan VIGIPIRATE ?

Relevant du Premier ministre, le plan VIGIPIRATE est un outil central du dispositif français de lutte contre le terrorisme. Il associe tous les acteurs nationaux – l’Etat, les collectivités territoriales, les entreprises et les citoyens – à une démarche de vigilance, de prévention et de protection.

Il repose sur 3 principes majeurs : évaluer la menace, connaître les vulnérabilités, déterminer un dispositif de sécurité répondant au niveau de risque : vigilance, sécurité renforcée – risque attentat et urgence attentat.

Pour plus d’information, se reporter aux informations du Gouvernement sur https://bit.ly/2hmOtbr

4. Quelle solution d’alerte choisir ?

Le nombre d’alertes à gérer et leur type peuvent être multiples en fonction de la taille et des besoins de la structure. Le déclenchement de l’alerte attentat ou intrusion, invitant à l’évacuation ou au confinement, dans un établissement scolaire ou de soin, est possible par un ou plusieurs médias de communication, déjà existants ou nouveaux.

Pour être efficace, l’alerte doit être comprise et assimilée avec la diffusion de messages vocaux adaptés. Elle peut être déclenchée à partir d’un poste fixe ou de commandes mobiles pour faire face à toutes les situations et améliorer la sécurité des personnels et du public.

 

Un plan d’alerte PPI pour protéger les salariés, les populations et l’environnement sur des sites à risques

1. Quel est l’objectif d’un PPI ?

Le Plan Particulier d’Intervention (PPI) s’établit de façon anticipée pour protéger les populations, les biens et l’environnement afin de faire face aux risques liés à la présence d’un barrage ou d’un site industriel présentant des risques y compris en zone ATEX. Il met en œuvre les orientations de politique de sécurité civile en matière de mobilisation de moyens, d’information et d’alerte, d’exercice et d’entrainement. Il fait partie du plan ORSEC et est élaboré par le préfet.

Les différents plans d’urgence prévus par la législation sont expliqués sur la page « Inspection des installations classées » du Ministère de la transition écologique et solidaire : http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/Les-plans-d-urgence.html

2. Qui est concerné ?

Les installations concernées par un PPI sont définies au niveau européen pour les établissements SEVESO ou au niveau national. Il s’agit des installations nucléaires, des usines chimiques, des stockages souterrains de gaz, des barrages, des infrastructures liées au transport de matières dangereuses, des laboratoires utilisant des micro-organismes hautement pathogènes, soit plus de 800 sites concernés.

Les acteurs concernés sont l’exploitant « générateur » du risque, les communes, l’ensemble des services d’urgence de l’Etat, les médias, les associations de secouristes, les exploitants de réseaux, l’éducation nationale et chacun d’entre nous en appliquant les consignes de sécurité.

Chacun des acteurs décline les mesures concernant son organisation en fonction de son étude des dangers. Cette analyse des risques est à la base du PPI élaboré par un comité de pilotage et piloté par un chef de projet désigné par le préfet. Le PPI est soumis à l’approbation du préfet.

Une brochure d’information est diffusée à la population concernée suivant sa zone d’application.

3. Comment mettre en place une alerte PPI ?

L’exploitant « générateur » du risque est responsable des alertes par sirène auprès des populations sous l’autorité du préfet. Le préfet prend la direction des opérations de secours et coordonne tous les acteurs : l’exploitant, les communes, l’ensemble des services d’urgence de l’Etat.

Selon les installations, plusieurs scénarios peuvent être retenus dans le PPI qui vont définir des zones successives. Le scénario le plus défavorable délimite la zone d’application du PPI.

4. Que contient une solution PPI en terme d’alertes ?

Le PPI décrit les dispositions particulières, les mesures à prendre et les moyens de secours pour faire face aux risques particuliers identifiés. Il comprend la diffusion :

  • de l’alerte des acteurs de la chaîne opérationnelle : modalités de remontée rapide d’information de l’exploitant aux services d’urgence et au préfet,
  • de l’alerte et de l’information à destination des populations.

L’alerte aux populations est exceptionnelle, singulière par les moyens utilisés (sirènes) ou par les messages véhiculés (marquage spécifique) et est mise en œuvre dans l’urgence. Pour être facilement comprise des populations, elle prescrit un comportement simple de mise en sécurité : l’évacuation ou la mise à l’abri dans un bâtiment (confinement).

Alerte sonore :

Le signal national d’alerte se compose d’un son modulé, montant et descendant, de trois séquences d’une minute et quarante et une secondes, séparées par un intervalle de cinq secondes

Alerte vocale :

Documentation à télécharger sur le site du ministère de l’intérieur : https://www.interieur.gouv.fr/Le-ministere/Securite-civile/Documentation-technique/Planification-et-exercices-de-Securite-civile

Depuis plus de 25 ans, les ingénieurs du bureau études interne, les chargés d’affaires, les chefs de produit et les commerciaux d’ae&t confrontent leur expérience à chaque environnement pour créer des solutions innovantes et vous conseiller.

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